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Le silence est une nécessité

Le silence est une nécessité.

Le silence est-il encore possible ?

 

Le silence si nécessaire à notre bien-être, semble avoir disparu et nous semblons le fuir par peur.

 

Faites du bruit !

Etant moi-même, une citadine bavarde, tant sur le Net avec le blog comment mieux dormir que dans la vie quotidienne, je m’interroge sur le silence et l’inquiétude qu’il peut provoquer. En effet, dans une journée, je comptabilise le flux des appels téléphoniques, les mails, les informations sur les réseaux sociaux, à la télévision et au poste de radio. C’est fou ! ça ne s’arrête jamais, alors est-ce que le silence est normal ?

A quoi sert le silence ?

Eh bien, à « retrouver son équilibre intérieur » selon le Professeur Le Breton, auteur « Du silence ». C’est le silence qui nous permet d’écouter, de reprendre son souffle avant de répondre, c’est donc un temps de notre attention que nous octroyons à l’autre. Car nous le savons tous, le temps nous échappe. Il est difficile d’être silencieux. De nos jours, nous avons le devoir de parler pour paraître positifs et proactifs. On attend de nous des réponses à tout et à rien et nous échangeons ainsi même si parfois, un temps de répit dans la communication serait faste à plus de recul et de réflexion. Aussi, les gens qui ne s’expriment pas sont rapidement laissés pour compte, rangés dans une case parmi les gens réfléchis ou posés ou encore, angoissants.

Les bienfaits du silence.

Pourtant, être silencieux démontre que nous n’avons pas besoin d’être rassurés par le bruit. Au contraire, nous avançons mieux car nous nous recentrons sur nous-mêmes. Nous apprécions mieux une situation ou même un lieu et ce, naturellement et sans appel à aucune croyance. Nous pouvons ainsi mieux développer notre fort intérieur et l’écouter, ce qui correspond à l’inaudible pour les autres. Or, je m’écoute, alors je pense, donc je suis et j’existe.

Faire accepter le silence aux autres.

S’affirmer en tant que tel n’est pas si compliqué. En fait, il faut comprendre que l’autre est déstabilisé, il s’interroge sur le pourquoi et peut être stressé par un échange bref voire inexistant. Ce qui le renvoie à lui-même. Simplement et avec assertivité, il est nécessaire de faire comprendre à l’autre qu’il n’est pas rejeté, qu’il existe aussi mais que nous n’avons pas réponse spontanée à tout, tout le temps.

Il est donc bien normal de se taire sinon on va finir par parler en dormant, ou bien « parler pour ne rien dire » de Raymond Devos. 😉

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

 

La vidéo de L’INA du sketch « parler pour ne rien dire » de Raymond Devos.

 

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