Archive

Archives pour la catégorie ‘Sommeil’

Nos enfants ne dorment plus assez !

18/09/2017
Etude sur le sommeil des enfants

Article paru dans Le Parisien le 15 septembre 2017

 

Une étude démontre que nos enfants manquent de sommeil.
Une étude universitaire, relayée par le journal le Parisien daté du 15 octobre 2017, met en avant que les écoliers français manquent de sommeil et pire, que leur temps de sommeil se réduit de plus en plus depuis quelques décennies. Par exemple, en 30 ans un enfant a perdu en moyenne 40 minutes de sommeil. Ce qui n’est pas sans conséquences sur le comportement à l’école et sur l’apprentissage. Pourquoi les enfants dorment de moins en moins ? combien de temps devraient-ils dormir et quelles sont les conséquences à l’école ? Voilà quelques questions qui nous intéressent tout particulièrement.

Pourquoi les enfants dorment de moins en moins ?
Pour compléter, ajoutons qu’en un siècle, en France, les moins de 18 ans ont perdu 1 heure de récupération et qu’un enfant en âge d’aller en maternelle a perdu entre 15 et 20 minutes de sommeil en 15 ans. Cette perte de récupération, s’explique par différents facteurs :

  • La méconnaissance du temps de sommeil dont ont besoin nos enfants. Nos trois chercheurs ont constaté une différence allant de 30 à 50 minutes entre le besoin réel des enfants et le temps estimé par les parents.
  • Les rythmes de travail des adultes qui bousculent les dîners et les activités en famille,
  • L’omniprésence des écrans qui, du fait de la lumière bleue (apparentée à la lumière du jour) repousse le sommeil. Non seulement les tablettes et la télé sont très présents dans la vie des enfants, 19% des écoliers de grande section de maternelle ont un ordinateur ou une télévision dans leur chambre.

Combien de temps doit dormir un enfant ?
Il s’agit bien sûr d’une moyenne, mais un enfant selon son âge a un besoin minimum de récupération qui évolue en grandissant :

  • à 5 ans, un enfant doit dormir 11h30,
  • à 8 ans, il a besoin de 10h30,
  • à 10 ans, le sommeil doit-être de 10h en moyenne.

Quelles sont les conséquences du manque de sommeil sur l’école ?
Les enseignants constatent, que cette perte de sommeil, a des conséquences sur l’apprentissage. Ils sont de plus en plus en présence d’enfants qui ont des difficultés de concentration. Et pire que cela, d’autres sont victimes de changements de comportement, qui se matérialisent selon les cas par une certaine apathie ou par une agitation à l’extrême.

Source le parisien/Aujourd’hui en France, basé sur une étude de Christine Moutier, Nadine Le Floch et Réné Clarisse, chercheurs à l’université d’Orléans et Tours à la demande du ministère de l’éducation nationale.

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

Sommeil , , , , ,

Sommes-nous faits pour dormir à deux ?

14/09/2017
Résumé de d'émission William à midi sur le sommeil

William à midi : dormir à deux nuit au sommeil.

 

Dormir à deux est mauvais pour le sommeil.
Dans sa nouvelle émission sur C8, William Leymergie parlait mardi dernier de sommeil. Au programme une question régulièrement posée : est-il bon de dormir à deux ? Je ne ménagerai pas le suspens plus longtemps, la conclusion de William à midi (c’est le nom de l’émission) était sans appel, dormir à deux n’est pas bon pour le sommeil et c’est scientifiquement prouvé. J’ai l’impression qu’il y a bien longtemps qu’on le sait, mais on essaie de trouver tout les prétextes pour se convaincre que c’est bon. Je vous propose un résumé des principales informations à retenir de cette émission sur le sommeil.

Pourquoi avons nous l’habitude de dormir à deux ?
Saviez-vous que dormir ensemble n’a rien de naturel, c’est la religion catholique qui a instauré cela, afin d’inciter les femmes à remplir leur devoir conjugal. Majoritairement, les femmes préfèrent dormir seules, mais n’osent pas le demander, nous révèle Véronique Mounier.

La culture des couples qui font chambre à part.
20% des couples américains font chambre à part, alors que ce n’est le cas de seulement 8% des français. De plus, il faut également noter que les latins sont plus réticents à rompre l’idée de lit conjugal.

Dormir à deux provoque des éveils intra-sommeil.
Pour le besoin de l’émission un couple s’est livré à une expérience, une nuit à deux et une nuit chacun de son coté, avec l’analyse d’un chercheur en neuroscience. Parmi les réjouissances, lors de la nuit commune, madame a eu des pertes de qualité de sommeil au moment des mouvements de son conjoint, pas besoin de ronfler pour déranger la récupération de l’autre.

Comment mieux dormir à deux ?
Combien de fois faudra-t-il vous dire que le mieux, c’est chacun sont lit ? A défaut, il vaut mieux choisir une literie plus large et idéalement en deux parties, avec deux matelas de 90 cm minimum, pour que chacun puisse bouger comme il le souhaite. Afin de ne pas se découvrir mutuellement, l’idéal serait d’avoir chacun sa couette comme en Allemagne. Sur ces bons mots, je vous souhaite de bonnes nuits.

Source William à midi sur C8, avec les conseils de Maxime Elbaz, chercheur en neuroscience et Sylvie Royant Parola, psychiatre et medecin spécialiste du sommeil.

Voir la séquence de l’émission William à midi sur C8

 Si vous avez dix minutes, regardez le sujet [en cliquant ici].

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

Sommeil , , , , ,

Dysanie : comment ne plus traîner au lit ?

11/09/2017
Qu'est ce que la dysanie ?

La dysanie.

 

Qu’est ce que la dysanie ?
Je suis content de partager ce mot que je viens d’apprendre. Il s’agit en fait de retarder en permanence le moment de se lever, notamment en repousser sans cesse la sonnerie du réveil. Autant vous dire que cela n’est pas bon, puisqu’il relance à chaque fois un cycle de sommeil, qui sera immanquablement interrompu.

Se lever naturellement quand on a fait le plein de sommeil.
Par opposition à la dysanie, il nous est à tous arrivé de nous réveiller avant la sonnerie du réveil. En se levant aussitôt, on se sent étonnamment très bien. Cela signifie juste que l’on a respecter son besoin naturel de sommeil et plus précisément le rythme des cycles du sommeil.

Conseils pratiques pour mieux se lever.

  • Se coucher et dormir à temps : je sais, vous allez me dire qu’il s’agit d’une lapalissade, mais se coucher plus tôt et dormir suffisamment, facilite le réveil et le lever. Sans oublier de rappeler que le cumul de déficit de sommeil n’a rien de bon.
  • Placez votre réveil à une distance réglementaire : afin d’éviter l’arrêt réflexe du réveil, discipline dans laquelle vous excellez, placer le à l’autre bout de la pièce. L’idée est de vous obliger à vous lever pour l’éteindre.
  • Utilisez un réveil lumineux : Le recours à la luminothérapie, Philips ou Nokia (ex Withings), est une méthode plus douce basée sur les cycles naturels. Le réveil éclaire progressivement la pièce, ceci est plus agréable et efficace. Attention, il ne vous virera tout de même pas du lit.
  • Démarrer la journée par une action positive : la crainte d’une activité stressante, notamment un problème au travail, peut faire que l’envie de fuir ne favorise pas le lever. C’est pourquoi, imposez-vous à commencer la journée par la réalisation de quelque chose que vous aimez. Vous savez ce bon vieux principe, qui consiste à se lever plus tôt, afin d’avoir du temps pour soi. Si le problème persiste au travail, attention au burn out, il peut être recommandé d’en parler à un professionnel.

Précisons que si la dysanie est la difficulté à sortir du lit le matin, pousser plus loin le désir irrépressible de rester au lit que l’on appelle la clinomanie est une pathologie. Là encore, le conseil est de consulter son généraliste ou un centre du sommeil.

Pour rappel quels sont les cycles du sommeil ?
Notre sommeil est rythmé et régulé par le cerveau qui contient de véritables horloges situées dans l’hypothalamus. Naturellement la régularité est la règle de notre sommeil, qui est régi par une succession de cycles et de phases, comme indiqué sur le schéma ci-dessous et je vous recommande de lire les explications détaillées du réseau Morphée [cliquez ici].

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

Sommeil ,

Une chambre pour bien dormir : le bordel ennemi du sommeil.

21/08/2017

Conseil pratique pour mieux dormir.

 

Ne jamais oublier la fonction de la chambre.
Une chambre bien rangée permet de mieux dormir, je sais que cela semble une évidence, mais je vois tellement de chambres fourre-tout, qu’il me semble important de nous attarder sur le sujet. Il ne faut jamais oublier que la fonction première de la chambre est d’y dormir. A une époque où nous partons parfois tôt le matin, pour rentrer tard le soir, on peut comprendre un certain laisser-aller à ne pas ranger au fur et à mesure ; c’est pourquoi dans notre série, une chambre pour mieux dormir, nous avons jugé bon de développer ce thème.

Évitez les objets pointus et les angles acérés.
On pense toujours aux pieds de lits qui s’écrasent contre nos petits doigts de pieds. Mais surtout les angles acérés, nuisent à la circulation énergétique. Non, non, je ne pars pas en vrille, selon la tradition énergétique chinoise, le sommeil est meilleur si l’énergie circule harmonieusement dans le pièce. Une certitude de la douceur et de la rondeur, est meilleure pour le repos; de plus un espace encombré est oppressant, tout le contraire de ce que l’on recherche.

Acariens, évitez les nids à poussières.
Les recoins et autres fourrures qui emmagasinent les poussières allergènes, avouez que cela n’est pas propice au bon sommeil. Bien aérer et aspirer la pièce régulièrement est essentiel pour assainir, tout comme laver les draps du lit toutes les semaines. Autre point, que nous approfondirons prochainement, puisque l’Ademe vient de sortir un dossier sur ce thème : la pollution de nos intérieurs.

Source notamment le livre « Dormir enfin » de Marie Borel et Philippe Maslo et je conclurai par une citation des ces deux auteurs « La dernière image qui s’imprime sur votre rétine, juste avant que vous fermiez les yeux, doit être sereine et apaisante. »

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

 

 

Sommeil , ,

Quand la routine au lit devient bonne pour le couple.

31/07/2017
la routine du coucher est bonne pour le couple

Les rituels du coucher.

 

Les routines du coucher sont bonnes pour préserver le couple.
Non, je ne plaisante pas, je m’appuie sur une article de la RTBF qui m’a été recommandé par Agnès Devillières, coach en entreprise. De tout âge, les rituels du coucher sont important pour mieux trouver le sommeil. Tout d’abord à l’enfance, ils permettent d’être rassuré et d’apprendre le sommeil. Puis plus tard, ils permettent d’évacuer les tensions de la journée et autres angoisses qui pourraient conduire à l’insomnie.

Les 4 routines du coucher à mettre en place pour préserver son couple :

  1. Se coucher en même temps : d’après la chaîne belge, ce point est le plus important. Dans un monde où chacun court de son coté durant la journée, ne pas se retrouver le soir dans un lieu privilégié pour partager est inquiétant. Ce rendez-vous du soir dans le lit conjugal permet, comme nous l’avons régulièrement évoqué sur notre blog, d’avoir un moment d’échange et de communication, détaché des obligations quotidiennes et des enfants. En d’autres termes, il s’agit de se retrouver. C’est probablement le premier point à mettre en place pour un couple qui a le sentiment de s’être éloigné.
  2. Bannir la télévision et les smartphones : décidément ces objets, déjà la bête noire des spécialistes du sommeil, ne sont guères plus aimés des spécialistes du couple. Le danger est de vivre ensemble mais parallèlement.
  3. Le lit ne doit pas être uniquement le lieu des ébats amoureux ou du sommeil : si se retrouver chaque soir au lit est synonyme d’attaque de préliminaires, cela revient à créer une routine, qui pour le coup est mauvaise pour le couple. Au contraire, le conseil donné dans l’article de RTBF, « profitez de l’atmosphère feutrée et intime de la chambre pour vous laisser aller aux confidences. » Sans partir sur de mauvais jeux de mots, c’est partager ce qui nous préoccupe à tête reposée.
  4. Se souhaiter bonne nuit : certains vont rire de ce conseil, mais une petite attention et un moment de douceur pour commencer la nuit. Reconnaissez que cela est quand même mieux que de l’indifférence. L’idée est de se souhaiter bonne nuit, avec un petit baiser en se prenant dans les bras. C’est peut-être aussi l’occasion de se dire que l’on s’aime. N’oubliez jamais que certaines choses ne sont pas aussi évidentes qu’on ne le pense.

Source rtbf.be, pour en savoir, je vous recommande de lire cet article.

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

Sommeil , , ,

Ma philosophie pour retrouver un sommeil au naturel.

24/07/2017
Quelques réflexions sur le sommeil

Une réflexion sur le sommeil.

 

Mieux dormir pour mieux vivre ?
On nous rabâche qu’il faut bien dormir pour bien vivre, certes mais j’ai envie de répondre : Et si nous renversions le problème ? Mieux vivre pour mieux dormir ; c’est-à-dire que plutôt de focaliser sur son propre sommeil qui va conditionner sa journée, il est nécessaire de remettre en cause son quotidien pour parvenir à un meilleur sommeil.

La gestion du jour
Le quotidien comporte ses phases de stress, de fatigue, … mais aussi de temps de récupération, de joies,… Un paquet d’émotions qu’il faut gérer, de multiples portes ouvertes à savoir fermer avant le soir. Alors autant apprendre à faire une coupure nette entre le monde de la journée et du soir. L’un n’allant pas sans l’autre, puisque ce sont deux phases composant 24h (notion de temps commune à tout être vivant). Tout recommencera demain inéluctablement.

Philosophie existentielle
Nous nous accordons du temps chez le médecin pour des somnifères et autres produits à consommer sans réel questionnement existentiel et auxquels nous nous habituons ; or, l’accoutumance est inadéquate aux besoins de notre corps, de notre cerveau et de notre être. A partir de là, il est nécessaire d’imaginer une alternative sous une perspective différente. Je vous propose de réfléchir aux idées qui vous permettraient des temps de décompression et de relâchement à mettre en place comme des solutions préparatoires aux fins de passer une bonne soirée jusqu’au matin.

Comment mieux dormir ?
Ces moments pour vous sont à respecter autant que l’ordonnance prescrite par le médecin. Quelques minutes par-ci, par-là que vous allez réserver à votre bien-être, à votre art de vivre. Quelques conseils à mettre en place, en exemple : allez marcher, notez sur un carnet vos tracas et vos tâches à accomplir.

A vous de jouer ! la nuit porte conseil 😉

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

Sommeil , ,

Sommeil, l’été et les vacances arrivent ?

03/07/2017
Conseils pratiques pour mieux dormir

Comment mieux dormir en été ?

 

L’été un autre regard sur le sommeil.
Avec l’arrivée de l’été arrive sur commentmieuxdormir.com, une série d’articles plus pratiques et axés sur les problématiques de la période estivale, qui rime avec vacances pour certains, mais n’oublions bien sûr pas le sommeil des autres. L’été le sommeil n’est pas toujours bien mené, avec notamment l’heure qui présente un gros décalage avec les rythmes naturels, et notre besoin de détente, qui finit souvent par un dérèglement. Pour être plus positif, c’est aussi l’occasion de récupérer, de prendre le temps de se retrouver et d’essayer de remédier à certains problèmes de sommeil. Pour commencer, je vous propose de faire un tour d’horizon des sujets abordés ensemble lors des étés précédents.

Sommeil, quels sont les dangers de l’été ?

  • L’heure d’été : la première difficulté est l’heure d’été, qui retire une heure de nuit par rapport à l’hiver (2 heures de décalage avec le soleil), ce qui n’est pas sans influence sur notre rythme biologique. De plus, en voulant fuir les contraintes de l’année, en vacances nous n’avons parfois plus aucune règle. Ce décalage et ce laisser-aller sont parfois très dangereux pour notre sommeil et pour notre réadaptation à la rentrée.
  • La chaleur : autre ennemi du sommeil pendant les vacances, la chaleur. Quand on sait que notre cerveau a besoin d’être dans un environnement entre 16 et 18 degrés Celsius pour parfaitement récupérer. D’où l’importance de bien réguler la chaleur de la chambre, au delà de la clim’, voilà « comment mieux dormir l’été » un article de 2015. Une occasion de rappeler que pour dormir, il faut prendre une douche froide ou une douche chaude ?
  • Le barbecue et le rosé : bien souvent pour cause de grasse matinée et de plage, le repas de midi est négligé au profit du dîner. Manger riche le soir est idéal pour ne pas dormir. Ajoutons à cela le plaisir du mojito ou du rosé, facteurs comme tous les alcools de micro-réveils : le cocktail est détonnant.

Les vacances, une occasion de soigner son sommeil.

  • Faire le point sur son sommeil : premier conseil pratique, avec l’article « Les vacances l’occasion de faire le point sur son sommeil » qui recommande de commencer par calculer le temps sommeil dont nous avons besoin. Et oui, car ce besoin est très personnel. Puis, une fois doté de notre temps de sommeil idéal, il est bon de récupérer, en essayant de réapprivoiser le sommeil, pour ceux qui sont en indélicatesse avec celui-ci.
  • Évacuer la pression : se coucher sans la pression du travail le lendemain est déjà un bon élément. La deuxième étape est d’apprendre à se débarrasser des soucis qui sont souvent la cause de problèmes d’endormissement. découvrez la technique du carnet sur le chevet.
  • Garder ou retrouver le rythme : je peux aussi vous recommander, d’essayer de retrouver un rythme et enfin, si vraiment cela est une souffrance est d’aller consulter un centre du sommeil.
  • Apprendre la sieste : autre point à apprivoiser : la sieste. Tout d’abord celle de bébé,  avec « 5 conseils pratiques pour habituer mon bébé à faire la sieste à l’extérieur ?« . Puis enfin la nôtre car elle est une étape importante de notre récupération, d’autant plus importante que notre vie est trépidante. D’où l’intérêt de conseils pratiques de notre article « Comment réussir sa première sieste ?« . La sieste n’est pas du temps perdu ou un truc de faignants, le sieste est une nécessité.

Toute l’équipe du blog comment mieux dormir vous souhaite d’excellentes vacances.

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

Sommeil , , ,

Sommeil, les différentes formes de co-sleeping ?

05/06/2017
Dormir à deux nuit au sommeil.

Co-sleeping, les différentes situations.

 

Dormir à deux.
Quand on évoque le fait de dormir à deux, on pense tout de suite au couple. Mais il ne faut pas oublier le cododo ou médore qui prend ses aises. Peut-être même que dans certaines familles, on trouve dans le lit parental, le couple, l’enfant et le chien ; bonjour le sommeil. Dans l’étude de l’INSV, sur les incidences du fait de dormir à deux sur notre sommeil, on trouve ces autres formes qui ne sont pas non plus sans conséquences sur nos nuits. Je vous propose de prendre le temps d’en faire l’inventaire.

  1. Le co-sleeping entre adultes : dormir à plusieurs entre adultes est visiblement la situation la plus répandue. Dans ce cas ce que les auteurs de l’étude englobent visiblement le cadre du couple ou la co-location entre étudiants notamment. Notons que « la moitié des Français dorment avec un autre adulte, très généralement dans un seul lit ». Bien que la co-location soit de plus en plus présente à notre époque, dormir à deux se fait dans la majorité des cas dans le cadre de la vie de couple. Il ne faut pas oublier que l’alternative, n’est pas forcément lit commun ou chambre à part, certains couples dorment dans la même chambre avec chacun leur lit.
  2. Le cododo ou co-sleeping avec un enfant : que cela s’effectue dans le cadre d’une démarche réfléchie de co-dodo ou au contraire de manière plus subie du fait de manque de place dans le logement, ou pour avoir la paix, l’étude révèle que « 12% des Français dorment avec un enfant dans leur chambre ». Ce phénomène a surtout lieu de 2 à 5 ans, mais peut parfois se prolonger jusqu’à 10 ans. Bon nombre de parents et plus particulièrement de mamans souffrent de cela.
  3. Le co-sleeping avec un animal : les animaux sont très présents dans nos foyers. l’étude met en avant que « au moins un animal domestique présent dans 1 foyer sur 2 » et que « pour un tiers des Français ayant un animal, celui-ci est présent dans la chambre toutes les nuits ou presque ». Ce qui m’a frappé, c’est que 26% des personnes interrogés déclarent que cela perturbe leur sommeil et 13% que cela améliore leur sommeil.

Source enquête INSV MGEN réalisée par Opinion Way pour la journée du sommeil 2017. Pour consulter l’ensemble de l’enquête [cliquez ici].

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

Sommeil , , ,

Sommeil de votre enfant, débarrassez-vous de votre culpabilité !

15/05/2017
éducation des enfants comment déculpabiliser

L’éducation des parents

 

Ne pas écouter les propos culpabilisant.
Le mois dernier, je vous ai parlé d’Anne Bacus, docteur en psychologie et psychothérapeute, dans l’article sur le sommeil des enfants. Et bien rebelote, car j’ai eu envie de partager le chapitre sur la culpabilité des parents. Il est vrai qu’il est naturel de culpabiliser du fait que son enfant ait du mal à dormir. Pêle-mêle, les parents les plus gentils ont plus tendance à se sentir coupables, car ils ne veulent surtout pas contrarier. Ajoutons à cela que des langues bien pendues et peu habituées à réfléchir avant de parler se chargent d’en remettre une couche. Rien de mieux pour des parents inquiets et en manque de sommeil de s’entendre dire « si c’était moi ça ne se passerait pas comme ça ».

Comment mettre fin à la culpabilité ?
Le principe de base des conseils de la thérapeute est de passer à l’action pour lutter contre la culpabilité. « Voyez si les bonnes raisons que vous avez d’intervenir pour que votre enfant dorme mieux pèsent plus lourd que votre culpabilité. » Il faut être confiant dans ce que l’on met en place, face au petit monstre, la bonne attitude est de montrer de la conviction, plus nous montrons de l’assurance, moins la culpabilité aura de prise sur nous. Je vous entends déjà dire que c’est bien tout cela, mais que changer d’attitude n’est pas si simple. Effectivement, il faudrait bien des articles, pour répondre à toutes les questions de parents, mais l’idée de ce jour est déjà de sensibiliser à ce problème. La prise de conscience est la première étape avant l’action. Entre autre, je ne peux que vous recommander les ouvrages d’Anne Bacus. Pour asséner le coup de grâce une dernière citation : « ne pas enseigner à son enfant à bien dormir c’est le laisser se faire du tort. »

Source Anne Bacus dans son livre « 100 façons de faire dormir son enfant » aux éditions Marabout.

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

Sommeil , ,

Dormir à 2, le top 5 des raisons qui pourraient vous faire changer d’avis !

08/05/2017
Dormir à deux

Dormir à deux : quelle impact sur le sommeil ?

 

Dormir seul ou pas: quel impact sur le sommeil ?
Chaque année au mois de mars se tient la journée du sommeil. Organisée par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, des professionnels de la santé et du sommeil, se mobilisent pour promouvoir l’importance du sommeil et l’incidence de ses troubles sur la santé. Chaque année un thème est retenu afin de faciliter la communication et de trouver un angle concret basé sur une enquête. Cette année c’est « Dormir seul ou pas: quel impact sur le sommeil ? » qui a été retenu et travaillé à l’aide d’une enquête réalisée auprès de 1000 personnes de 18 à 65 ans. Et bilan, bien que cela ne soit pas une surprise pour beaucoup d’entre nous, le fait de partager son lit n’est pas neutre sur notre récupération. Je me suis amusé à librement interpréter les résultats de ce sondage?

Dormir seul ou pas : quel choix faire ?

dormir à deux

Les raisons de ne pas dormir à deux

 

Les 5 raisons qui plaident pour faire chambre à part :

  1. Le ronflement : Nous sommes 35% à ronfler régulièrement. Cette proportion passe à 44% chez les 45 à 54 ans et à 55% sur les 55 à 65 ans. 50% des personnes déclarent être dérangées par le ronflement de l’autre.
  2. Le mouvement : 58% des dormeurs déclarent être gênés par les mouvements de leur conjoints.
  3. Les différences d’horaires : soit parce que le rythme de sommeil n’est pas le même ou plus simplement parce que l’un des deux travaille de nuit, le décalage des horaires de couchage ou de levé, perturbe le sommeil de l’autre. 29% déclarent être perturbés par ce phénomène.
  4. La chaleur du corps : 18% des dormeurs déclarent être dérangés par la chaleur du corps de l’autre.
  5. Les allées et venues pendant la nuit : 13% déclarent subir les allées venues de leur conjoint pendant le nuit. L’insomnie de l’un nuit au bon sommeil de l’autre.
les bonnes raisons de dormir à deux

Le plaisir de dormir à deux

 

Les 5 raisons qui plaident pour dormir à deux :

  1. Cela fait plaisir : 49% des gens qui dorment ensemble, pensent qu’ils le font pour le plaisir.
  2. Cela rassure : c’est l’avis de 28% des femmes.
  3. Cela tient chaud : avis partagé par 25% des femmes de 18 à 24 ans.
  4. Cela entretien le désir : l’enquête n’aborde pas ce point, mais nous sommes nombreux à penser que « ça fait plaisir » et que partager l’intimité de l’autre entretient le désir sexuel. Dans la pratique, dormir à deux ou seul pour préserver le désir, ça se discute selon les professionnels.
  5. Cela favorise la communication : l’intimité du lit avant de dormir, crée une proximité, où le couple parent, se retrouve et peut échanger.

Source enquête INSV MGEN réalisée par Opinion Way pour la journée du sommeil 2017. Pour consulter l’ensemble de l’enquête [cliquez ici].

 

Les articles déjà parus sur ce thème :

Sommeil , , , ,