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La sommeil d’antan

Nos ancêtres, pour beaucoup des paysans, avaient une organisation de leur sommeil plus rigoureuse que la notre. Il faut avouer qu’ils n’avaient pas d’autres solutions pour compenser leurs existences rudes et rythmées principalement par le travail.

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levé 5h pétantes : un café et au boulot, car les bêtes n’attendaient pas. Il nous a même été relaté que certains s’enfilaient un plein verre de “gnaule” (eau de vie maison). Chose que nous ne vous conseillons pas, d’autant plus que l’eau de vie de l’époque était plus portée sur l’alcool que sur le fruit. Du tord boyaux comme dirait Pierre Perret.
9h : petit déjeuner (ou casse-croûte selon les régions) : Là sincèrement, une merveille pour les goumands. Terrine, jambon de pays, oeufs sur le plat, enfin que de bonnes choses, tout cela arrosé du vin maison. Brevage qui bien souvent n’égalait pas la qualité d’un bon vinaigre.  Ceci dit, aux vues de l’énergie dépensée tout au long de la journée, ce repas était essentiel pour apporter les calories nécessaires.
La matinée de travail s’achèvait vers 13h par un bon repas.
L’après midi débutait par la traditionnelle sieste. Etape indispensable  du sommeil quotidien afin de rester performant jusqu’au soir.
la journée se terminait entre 20h et 22h, selon les saisons, par un repas plus léger.
Une chose importante à retenir est que de nos jours, nous sommes exigeants avec nous même et nous n’apportons pas à notre corps les moyens dont il a besoin. Nous dormons trop souvent insuffisamment et de manière désorganisée. Combien de gens culpabilisent à l’idée de faire une sieste ?

Nous ne nous alimentons pas en fonction de nos besoins et j’irai même plus loin en disant que nous nous alimentons à l’inverse de nos besoins. Souvent le petit déjeuner est négligé, quand il n’est pas purement et simplement supprimé. Le repas de midi tend lui aussi à se réduire tant en quantité qu’en durée. Nous manquons de calories aux moments ou nous en avons le plus besoin et nous oublions également sa vertue de pause. Bon nombre de gens ne quittent même pas le bureau, soit disant pour rentrer plus tôt chez eux le soir.

Par contre, le repas du soir est le plus copieux de la journée, alors que c’est celui qui devrait être le plus léger, puisque c’est celui qui est suivi par le moins d’activité. Je connais, un certains nombre de gens, pour qui il s’agit de l’unique repas de la journée.

Sommeil

  1. rbg
    | #1

    Sur le fond, ce document est réaliste, toutefois je tiens à apporter quelques précisions. L’eau de vie n’était pas toujours du tord boyaux élaboré le plus souvent à base de grappe, quand les années le permettaient, c’était de la prune ou de la poire et le goût en était plus ou moins prononcé mais agréable.
    Une « taupette » dans le café faisait ressortir l’arome du fruit, puis « une petite » dans la tasse vide encore chaude. c’était consommé surtout en hivers. Il ne faut pas oublier que les campagnards travaillaient en extérieur même par grand froid.
    Suivant les régions, le vin de ferme pouvait ètre assez bon, mais avec une teneur en alcool assez faible, c’était le complément à l’alimentation « pour tenir le coup ».
    La sieste ne se pratiquait qu’en été vu la longueur des journées et la chaleur de l’après midi. Dans certaines régions, il y avait des dates définies. Cette sieste se faisait sur un tas de paille ou de foin et chacun gardait sa place pendant la saison.