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Pourquoi le coton non bio peut-être une catastrophe ?

Le travail du coton non bio par les enfants

Le travail polluant du coton non bio rend malade les enfants

 

Un tiers de la production mondiale de coton est produite à bas coûts avec des conséquences écologiques et sanitaires dramatiques.

 

Quand les prix bas du coton rendent le café amer.

Samedi à l’heure où je me pose pour prendre un café avant de retourner au boulot, que je suis tombé sur une émission de France 2 consacrée à « la face cachée des petits prix ». Et moi qui connaissais déjà de nombreuses conséquences de la culture intensive du coton sur la planète et la santé, cela ne m’a pas empêché d’être secoué. Je vous promets que mon café a eu un goût amer et je ne résiste pas au fait de vous livrer sur ce blog quelques points concrets de ce qui n’est autre qu’une catastrophe écologique et sanitaire, pollution, exploitation d’enfants, maladies graves et mortelles pour la population et plus particulièrement pour les enfants.

Le Pendjab victime de la culture intensive de coton ?

Cet état d’Inde s’est spécialisé dans la production de coton à très bas coût. Il représente aujourd’hui environ un tiers de la production mondiale de coton. Une production qui a été multipliée par trois en 15 ans. Vous avez donc compris que nous avons là les deux piliers du drame qui se nouent là-bas. Une production déraisonnée et un manque de moyens pour rémunérer les petits cultivateurs qui ne leur permet pas de vivre décemment et surtout de se protéger.

22 000 litres d’eau pour produire 1 kg de coton.

Véritable fléau écologique, ce coton a besoin d’une quantité astronomique d’eau pour être produit, d’où la nécessité d’irriguer de manière intensive. Pour être concret, selon France 2, le coton d’un seul T-shirt représente en moyenne 27 000 litres d’eau. De plus, des pesticides interdits en Europe, par exemple, sont utilisés avec des conséquences médicales dramatiques dont nous parlerons plus en détail ci-dessous. Autre étape polluante, la teinture du tissu, où les les stations d’épuration sous-dimensionnées et en panne par manque de moyens, rejettent les eaux souillées notamment de métaux lourds tels que du chrome et du plomb, dans les cours d’eau.

La teinture du coton serait la cause d’autismes.

Un drame sanitaire se joue, car qui dit pollution dit problème de santé. Pour commencer, dans l’exemple de l’émission « Tout compte fait », la faible rémunération du kilogramme de ce coton low cost, ne permet pas au petit producteur de rémunérer ses employés et d’envoyer ses enfants à l’école. Donc c’est la famille, dont ses 2 enfants, qui est mise à contribution pour travailler. Il n’a pas les moyens non plus d’acheter des masques et des gants pour se protéger des pesticides qu’il pulvérise généreusement. Des substances qui contiennent de l’Ethion qui cause des dommages au foie et de l’Imidaclopride qui est un neuro toxique. La multiplication de la production par 3 de coton au Pendjab fait que quasi toutes les familles des communes agricoles sont touchées par la maladie où la mort. Notre cultivateur du reportage va perdre son fils atteint au foie dans un pays où il n’y a pas de système de sécurité sociale et où une greffe coûte 37 000€. De plus, ce pays vit une explosion des cas d’autisme, selon certains scientifiques cela serait dû à la présence de métaux lourds dans les eaux, souvenez-vous des eaux rejetées par les teintureries de tissus.

Comment lutter contre ce drame sanitaire et écologique ?

Comme disait Coluche : « pour que cela ne se vende pas, il suffirait qu’on ne l’achète pas ». Effectivement à vouloir toujours acheter moins cher cela à forcement un coût social et environnemental. Il est urgent d’ouvrir les yeux en achetant et acheter plus cher ne veut pas forcément dire dépenser plus. Pour cela, il faut accepter de garder plus longtemps nos objets et en particulier nos vêtements, ce qui signifie plus de confort, moins de risques pour notre santé et moins de production de déchets. Comment pouvons-nous accepter d’oublier ces enfants qui souffrent (et leurs parents parents bien sûr), sans compter que cela se fait aux dépends de nos emplois, puisque ce coton est utilisé pour confectionner des vêtements copies du luxe.

Source France 2, émission Tout compte fait présentée par Julian Bugier.

 

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