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Les innombrables fausses idées sur le sommeil

Compter les moutons pour mieux dormir

Idées reçue sur le sommeil.

 

De nombreuses idées reçues nous empêcheraient peut-être bien de tomber dans les bras de Morphée.

 

Pourquoi l’être humain a besoin d’idées reçues.

L’être humain a tout voulu dominer, même le sommeil, au point d’ancrer des idées souvent fausses ou manquant tout simplement de justesse, d’où les légendes urbaines afin d’avoir réponse à tout. Or, le sommeil est une science. Il est intéressant d’approfondir le sujet tel que nous le ferions pour décortiquer, disséquer et j’en passe dans toutes sciences humaines. L’intérêt et l’importance du sujet est de discerner le vrai et le faux. Saviez-vous que Morphée, dans la mythologie grecque, était le Dieu des rêves ?

« Il n’est pas de douleur que le sommeil ne sache vaincre » selon Honoré de Balzac.

Traditionnellement, nous dirons donc que le sommeil c’est la santé. Alors, dormir beaucoup nous permettrait de lutter contre les infections, certes ! mais, il est toutefois prouvé que, dormir peu de façon occasionnelle, évidemment, renforcerait l’organisme et ses défenses car le taux de globules blancs baisse alors.

Nous dormons mieux après un bon repas.

L’assoupissement après un repas copieux est dit normal puisqu’il nous est commun de penser que c’est grâce ou à cause de l’abondance de nourriture que nous lâchons prise, voire même en raison de l’alcool. En fait, il s’agit d’une baisse de la vigilance purement physiologique, laquelle serait survenue même en ayant peu mangé car notre métabolisme est constitué pour ouvrir ses portes au sommeil la nuit et en début d’après-midi. La digestion par contre, nous fait manquer de tonus voire de concentration et le phénomène est encore plus remarquable si nous manquons régulièrement de sommeil.

Nous devons dormir 8h par nuit.

D’abord, nous ne le devons pas, car dormir nous appartient, c’est un besoin, non une obligation, tout comme le fait qu nous possédions notre propre rythme biologique. Ce qui compte c’est d’être en forme. Chaque individu a sa propre horloge biologique et généralement, la tranche d’endormissement va de 6h à 9h et c’est ainsi. Par exemple, Madame déjeune à 7h alors que Monsieur la rejoindra deux heures plus tard. Les besoins sont différents et variables. Finalement, peu importe combien de temps nous dormons, ce qui importe de façon primordiale, c’est de bien dormir c’est à dire d’avoir un sommeil suffisant et de qualité.

Les grands dormeurs ne se réveillent pas la nuit.

Là encore, qu’il y ait des grands et bons dormeurs ou non, tout le monde est amené à se réveiller durant des micro-éveils, souvent imperceptibles mais correspondent à une mini-phase de veille pour s’assurer que tout va bien entre les différents cycles qui constituent le sommeil global. D’où le « vouloir dormir à tout prix » des insomniaques qui stressent à l’arrivée du coucher et se sentent en danger en quelque sorte.

Les personnes âgées dorment moins.

Pas vraiment, elles dorment différemment en accumulant les siestes et les phases de somnolence diurnes entre chaque phase de sommeil, d’autant que ces phases d’éveil s’allongent en vieillissant. Tout simplement, les personnes âgées se couchent souvent plus tôt, alors ayant suffisamment récupéré, elles se lèvent avant les autres ; ceci est donc plutôt physiologique. Sur un cycle de 24 heures, elles dorment autant qu’un dormeur moyen.

Il faut dormir la tête au Nord.

C’est reconnu chez les animaux, sensibles à ces champs magnétiques, d’ailleurs ils savent se situer géographiquement sans boussole, par rapport à l’humain. D’autres encore, nous informent que tournés vers l’Est, notre sommeil n’en est encore que plus propice. Je tiens à remercier tous les conseils qui pleuvent de part et d’autres, toutefois, je dirais alors qu’il faudrait peut-être voir par nous-mêmes pour le savoir ?

Compter les moutons.

1 mouton, 2 moutons, Pffff , Pourquoi infliger une charge mentale supplémentaire à notre cerveau qui a besoin de déconnecter. L’activité neuronale n’est donc pas préconisée sauf si vous visualisez des images agréables qui vous apaisent et vous aident à trouver le sommeil.

La pleine lune nous perturbe.

La lune et ses légendes qui nous intriguent tel le loup-garou. Combien sommes-nous à nous transformer et combien de fois par mois ?  De nombreuses croyances disent que la forte clarté de la lune nous exciterait, or, selon des études, durant les trois jours avant son apparition, ce phénomène pourrait influencer nos comportements, c’est exact. En dehors de cette constatation, moultes hardes de scientifiques remarquent de forts impacts particulièrement sur les comportements animaux et végétaux ; d’autres annoncent que la lune rousse est encore pire. Aussi, constate-t’on que la lune influe surtout sur ceux qui s’en préoccupent et dont les croyances sont profondément ancrées. Pour ma part, si je suis insomniaque d’un soir, je saurai trouver une coupable.

Conseils de notre blog commentmieuxdormir :

  • Prenez une douche plutôt tiède voire fraîche car l’endormissement arrive plus facilement quand le corps refroidit,
  • Veillez à la bonne qualité de votre literie avec des matières bio tels que le coton naturel ou la laine bio,
  • Pensez à quelque chose d’agréable, imaginez une balade dans un cadre onirique et ravissant,
  • Méditez puis oubliez qu’il faut dormir à tout prix, écoutez-vous et particulièrement votre instinct,
  • Lisez et dévorez des livres, votre bibliothèque est là pour vous fournir en œuvres diverses pour longtemps (pour moi, ça marche).

Il est donc important de se réapproprier notre sommeil.

Notre sommeil est une richesse qui nous appartient et qu’il faut apprendre ou réapprendre par soi-même, comme si nous étions enfants à nouveau, avec ou sans bouillotte, chaussettes, veilleuse ou encore doudou. Sentez-vous libres de dormir comme bon vous semble. Pour ceux qui insistent, voici une nouvelle croyance qui vient de l’Antiquité : les Grecs construisaient des autels à Hypnos comme des centres de thérapie et l’apaisement procuré endormait le malade. Pendant ce sommeil, le dieu de la médecine et de la guérison Asclépios venait prodiguer ses conseils et remèdes homéopathiques; on dit même que certains étaient miraculés.

Plus concrètement, ceux pour qui les troubles du sommeil sont importants et durent, je vous invite à vous informer auprès de votre médecin ou spécialistes, lesquels vous conseilleront avec un discernement médical qui vous éclairera dans votre démarche personnelle.

Sur ce, comme disait André Gide, « le plus beau sommeil ne vaut pas le moment où on se réveille ». Bonne réflexion !

 

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