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Les troubles alimentaires perturbent le sommeil

Se nourrir et bien dormir se complètent.

Les jeunes filles sont plus sensibles face à l’alimentation.  Photo de Alex Iby .

 

Aujourd’hui, en France, nous sommes plus d’un million à souffrir de troubles de l’alimentation et donc du manque de sommeil.

 

Qu’est-ce qu’un trouble alimentaire ?

Les troubles d’ordre alimentaire se traduisent par des conduites dangereuses envers la nourriture, devenues courantes telles que la boulimie qui consiste à se nourrir excessivement ou encore son contraire, l’anorexie qui vise à ne pas s’alimenter du tout, par exemple. Il s’agit d’un problème psychique où nos émotions prennent le dessus. En effet, ces troubles alimentaires adviennent le plus souvent pour des raisons émotionnelles dont nous n’avons pas conscience ou bien plus le contrôle. Parfois, il s’agit même d’un mal-être encore plus profond qui se traduit par l’ingestion d’une alimentation en grande quantité, par des vomissements provoqués ou même pire, par le refus de manger.

Nos rapports avec l’alimentation.

Nous sommes amenés, en situation de troubles, à consommer trop, voire frénétiquement ou au contraire, marginalement c’est à dire très peu ou pas du tout. Ces comportements s’installent particulièrement lorsque le terrain psychologique y est disposé. Manger trop ou pas assez détruit le moral, perturbe nos nuits et dérègle peu à peu le fonctionnement de notre métabolisme, jusqu’à se trouver décalé puis déphasé des cycles de repos et d’alimentation, ce qui va nous faire vivre une désynchronisation globale car tous nos organes ont leur horloge biologique.

La population la plus concernée aux troubles alimentaires.

D’après Catherine Dijuste, psychopraticienne spécialisée dans la prise en charge des troubles des conduites alimentaires (TCA), les jeunes filles sont les plus touchées, particulièrement celles qui sont sensibles, intelligentes et perfectionnistes. Elle explique que la personne qui va se sous-nourrir va avoir la sensation de contrôle sur son corps et sur ses émotions; or, ses problèmes vont alors rejoindre la préoccupation de l’alimentation à laquelle la personne va tout ramener par projection. La boulimique, quant à elle, en cherchant à réguler son poids, va vouloir se restreindre et au contraire, elle va perdre le contrôle quand la sensation de faim apparaîtra. En conséquence, dans les deux cas, le plaisir du goût va disparaître et ni l’une ni l’autre ne prendra de plaisir à manger tant qu’elles n’auront décidé de mettre fin à leur calvaire alimentaire en se réhabituant à une alimentation équilibrée et variée. Il s’agit-là d’une démarche personnelle qui paraît anodine mais pourtant si douloureuse car il faut tout remettre en question et tout rétablir peu à peu, sans compter la fatigue qui s’est installée.

Les solutions médicales.

Il n’existe pas vraiment de traitement. La médecine va plutôt apporter une aide psychologique pour ne pas finir en dépression profonde car il s’agit de situations psychologiquement dures à surmonter, à terme et la somnolence n’aide pas à bien décider. Il est alors largement temps de rétablir une relation saine avec son corps et l’image de soi. Comme l’explique le Docteur Gérard Apfeldorfer, notre façon de manger nous enseigne  » sur notre relation avec notre corps « . En écoutant notre faim et notre satiété, nous agissons avec bienveillance envers nous-mêmes, nous dormons mieux et récupérons d’une fatigue infligée qui s’est accumulée.

L’image de soi.

Le rapport au corps est souvent déphasé ou déréglé par rapport à la réalité, en fonction des tendances sociales de minceur extrême, de contrôle de l’image de soi que nous souhaitons afficher par effet de similitude avec les images véhiculées tant par la télévision que par les médias sociaux et j’en passe. Nuit et jour, il s’agit d’un cauchemar obsessionnel que traversent durement, tant les patients que leur entourage.

Les conseils pratiques de notre blog pour lutter contre les troubles alimentaires et vous détendre :

  • Consulter un médecin : La première étape sera certainement de consulter son médecin généraliste, de s’informer auprès d’un nutritionniste et d’échanger avec un tiers comme un psychologue. Il faut souligner que le suivi médical est primordial.
  • Se réapproprier le plaisir de manger de tout, il est nécessaire de dédiaboliser la nourriture et de l’apprécier d’abord pour ses apports bénéfiques puis par goût et plaisir au fil des repas,
  • Travailler les émotions et la conscience de soi : des séances de yoga, de relaxation ou encore de taî chi peuvent être de bons moyens pour reprendre le contrôle de sa vie, de se relaxer et retrouver le sommeil.

Le but étant de se réconcilier avec la nourriture et de reprendre de bonnes habitudes alimentaires, il faut alors ramener le fait de se nourrir comme étant normal, agréable et non une contrainte. La guérison s’effectue avec temps, repos et patience.

 

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